Archives de Catégorie: Le Saint

RMN: émissions spéciales sur les Bretons à New-York

Charles Kergaravat de BZH-NY, Jean François Baudet de BTA et le chanteur Kan a diskan Alain Leclere sur RMN

de droite à gauche: Charles Kergaravat de BZH-NY, Jean François Baudet de BTA et le chanteur Kan a diskan Alain Le Clère sur RMN (photo BTA)

Gourin lundi 5 mai 2014: Charles Kergaravat, co-fondateur et président pendant de nombreuses années de BZH-NY était à Gourin en compagnie d’Alain Le Clère chanteur Kan a diskan. En effet, en septembre 2013, avec son compère Armel an Hejer, ils étaient les invités de l’association des Bretons de New York, BZH-NY. Charles est venu expliquer sur RMN cette aventure qui a commencée en mars 2013 lorsque le Bagad du Moulin vert de Quimper et le Cercle celtique Eostiged ar Stangala sont venus défiler pour la plus grande parade de New York, celle de la Saint-Patrick des Irlandais.

LE MELTING POT

Lors de nombreuses soirées de cette Saint-Patrick dans New York, les Bretons rencontrent une autre communauté d’irréductibles, celle des Garinfunas (descendants des esclaves et peuple téméraire qui ne supporte pas leur situation  imposée par les Anglais lors de la colonisation des Caraïbes: Les Garifunas se rebellent et sont exilés au Honduras). Faute de travail, ils émigrent aussi à New York comme les Bretons. Cependant, on les retrouve aujourd’hui dans la partie nord de New York: Harlem où nos Bretons feront un concert improvisé dans un cabaret: le Klub 45.

De cette première soirée improvisée, les chanteurs Kan a diskan décident de revenir en septembre 2013 pour faire un réel concert avec leurs nouveaux camarades de chants qui utilisent surtout les percutions. Le rasta-kan a diskan est-il né?

Il y a eut déjà dans le passé des expériences identiques dira Alain Le Clère qui ne désespère pas de faire venir ses collègues d’Harlem au Championnat des sonneurs ou bien Aux Vieilles Charrues. Comme ouverture sur le monde on ne peut pas trouver mieux!

Julie Desbois de RMN a interviewé Charles Kergaravat et Alain Le Clère en exclusivité avec l’aide de BTA. Les reportages seront diffusés dans le « magazine 12-13 » sur RMN entre 12h et 13h mardi 6 mai et mercredi 7 mai.

http://www.rmnfm.fr

Applications: Apple ou Androïd

PS: vous retrouverez le mp3 des intrevues sur ce site dans quelques jours.

 

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Un film documentaire et une expo sur Ces Bretons d’Amérique (Pierre-Marie Quémeneur – Ouest-France du 13 mars 2014)

AG de Bretagne Transamérica à Kerbiquet le 1er mars 2014

AG de Bretagne Transamérica à Kerbiquet le 1er mars 2014

L’association Bretagne TransAmerica (BTA) s’est réunie samedi 1er mars 2014, à Kerbiquet, en assemblée générale. « L’association totalise 27 membres, indique Jean-François Baudet, le président. « Il y a des membres qui se contentent de recevoir des informations sur la vie de Bretagne TransAmerica, d’autres qui participent activement aux activités de celle-ci. »

BZH New York

Onze membres de BTA à New-York au repas annuel de BZH NY

Onze membres de BTA à New-York au repas annuel de BZH NY

Jean-François Baudet a rencontré en janvier 2013 Charles Kergaravat, président de BZH New York. « Une évidente collaboration a été scellée spontanément, explique-t-il. L’objectif est de promouvoir les liens entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de New York ». Jean-François Baudet est devenu membre de BZH New York et Charles Kergaravat est devenu membre de BTA. Onze membres de BTA se sont déplacés à New York, en décembre 2013, pour participer au repas de Noël de BZH New York. Ils ont offert une copie de deux panneaux de l’exposition Ces Bretons d’Amérique.

Un film documentaire

Philippe Orreindy

Philippe Orreindy

Le réalisateur Philippe Orreindy souhaite raconter l’histoire des Bretons

d’Amérique originaires de Gourin dans un film documentaire. Le tournage est prévu au printemps aux États-Unis. Le film sera notamment diffusé dans le cadre de l’exposition de Tronjoly.

Nouveaux panneaux

BTA réalise un nouveau panneau sur les religieux dans le nouveau monde

BTA réalise un nouveau panneau sur les religieux dans le nouveau monde

L’exposition Ces Bretons d’Amérique sera ouverte au public, au château de Tronjoly, à partir du 1er juillet. Trois nouveaux panneaux seront inaugurés à cette occasion : les religieux bretons au Far West, une famille bretonne fait son cinéma à Hollywood et un médecin breton chez les Indiens Nez-percé.

Cette année, la ville de Gourin, en Alberta, va fêter son centenaire. L’idée d’envoyer deux représentants de Bretagne TransAmerica a été abandonnée, compte tenu du coût financier.

Demandes d’information

L’association reçoit beaucoup de demandes de renseignements de candidats à l’émigration.

Pour y répondre, elle a publié des informations pratiques sur son site internet : https://btagourin.com/. « Nous avons notamment répondu à une demande de renseignement du lycée Saint-Yves pour l’obtention de visas pour des élèves qui doivent faire un stage agricole en Louisiane », raconte le président.

Bureau

Jean-François Baudet, président et secrétaire ; Christiane Jamet, vice-présidente ; Josette Jouas, vice-présidente adjointe ; Noëlle Massé-Le Dévédec, trésorière ; Pierre Bleuzen, trésorier adjoint.

Avant première en France au Cinéma Jeanne d’Arc pour le film “The Immigrant”

Jean-François Baudet, président de BTA, Josette Jouas et Christiane Jamet, toutes deux vice-présidentes, et Matthieu Péron, président du cinéma, ont proposé une soirée sur l'émigration aux Etats-Unis. |

Jean-François Baudet, président de BTA, Josette Jouas et Christiane Jamet, toutes deux vice-présidentes, et Matthieu Péron, président du cinéma, ont proposé une soirée sur l’émigration aux Etats-Unis. | Photo: Pierre-Marie Quémeneur

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Vendredi  23 novembre 2013 à 21h, L’équipe du Cinéma de Gourin avait obtenu la diffusion en avant-première en France du film hollywoodien “The Immigrant”. Matthieu Perron, le directeur, nous dit avoir réussi à obtenir ce film grâce à BTA mais notez que ce fut plutôt un très grand honneur pour notre association d’être présente. Une soixantaine de personnes étaient là!
1921. Ewa et sa sœur Magda quittent leur Pologne natale pour la terre promise, New York. Arrivées à Ellis Island, Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Ewa, seule et désemparée, tombe dans les filets de Bruno, un souteneur sans scrupules. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tous les sacrifices et se livre, résignée, à la prostitution. L’arrivée d’Orlando, illusionniste et cousin de Bruno, lui redonne confiance et l’espoir de jours meilleurs. Mais c’est sans compter sur la jalousie de Bruno…
Belle intrigue avec une mise en scène remarquable. Cette histoire est la pire situation que souhaitaient rencontrer les immigrants d’où qu’ils viennent!… Une Marion Cotillard qui se transforme tout au long du film…  Beaux et bons acteurs! Images dans les couleurs brunes comme à l’époque. Il s’agit d’un film construit avec une partie de souvenirs de l’histoire de la famille de James Gray ou plutôt ce que lui a raconté sa famille.
Josette Jouas a finalement relativisé ce qui se passait à Ellis Island à cette époque et notamment la corruption du personnel qui était plutôt “clean” dans les années 20… Elle a raconté quelques anecdotes de Bretons arrivant à Ellis Island. Les mésaventures comme celles du film étaient plutôt rares dans des familles soudées comme l’étaient les Bretons à l’époque. Josette a fait le point sur la situation où les Bretons travaillaient soit ouvriers dans les usines ou plutôt au service de grandes exploitations dans la campagne… Au Canada, ou plutôt lors de la conquête de l’Ouest-Canadien, c’était encore différent car organisé par le clergé et les missionnaires Oblats!
Photo: Pierre-Marie Quévesseur, journaliste à Ouest-France.
The Immigrant

The Immigrant avec Marion Cotillard

La douce retraite californienne

Simone Jamet (née Bacon) vient de Gourin, du village Ty Pom sur la route de Langonnet.
Simone Bacon est la fille d’un agriculteur. Elle est passée par Montréal avant de venir à Catskills (Etats de New York) . Elle est très dynamique et complémente le caractère fougueux et entreprenant de Lucien Jamet (premier secrétaire du Stade Breton: à voir sur la vidéo dans l’épisode 2). Elle connait bien son métier de serveuse et Lucien le voit bien!

Ils se marieront en express dans le Massachusset… Ils ont deux enfants: Philippe et Éveline.

Finalement, ils quittent Catskills pour New York où ils achètent un nouveau restaurant: mais l’emplacement se révèlera pas si intéressant. Louis avait pourtant eut l’opportunité de prendre une franchise dans les tours jumelles…

Ils sont partis un jour pour acheter une résidence secondaire en Californie et finalement y émigrent avec Louis son frère et son épouse Colette.
Ces derniers y monteront une pâtisserie industrielle (à voir dans une prochaine vidéo).

Lucien est à la retraite aujourd’hui à ’82 ans mais ils nous confiera dans le creux de l’oreille qu’il reviendrait bien à Gourin. Simone n’est pas d’accord mais on ne peut pas la blâmer car ils sont heureux sous le soleil de la Californie…

Comment émigrer aux États-Unis en 2013?

DOSSIER BRETAGNE TRANSAMERICA:
Comment émigrer aux États-Unis en 2013? Les Bretons sont recherchées seulement si vous avez bac + 3 tout est possible! Oui, c’est nouveau!
Participer à la loterie de la carte verte officielle du gouvernement américain! Hélène l’a fait et à gagner du premier coup! Mais attention aux arnaques…

Site de l’ambassade des États-Unis à Paris: http://french.france.usembassy.gov/

Site du Gouvernement d’état pour la loterie de la diversité: http://travel.state.gov/search/search_4654.html?searchText=green+card

Site de la Délégation Générale du Québec à Paris: http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/international/france/

Précaution d’usage: Ce n’est pas parce que BTA diffuse une entrevue sur l’émigration et dévoile une des façons d’émigrer en 2013 que nous sollicitons les jeunes à émigrer. Il s’agit d’un choix très difficile à prendre pour chacun et qui ne se prends à la légère. Il faut penser aux familles qui ne l’entendent pas de cette manière et qui pourraient mal interpréter notre démarche qui se veut uniquement d’information. Mais en temps de crise économique, nous recevons de nombreuses demandes de jeunes gens et filles qui nous surprennent et qu’il faut traiter du mieux possible grâce à nos expériences communes et anciennes.

Les Américains se mettent-ils à apprendre le breton?

Dr Daniel Kaufman est Directeur de l’association ELA (Endangered Language Alliance) et membre de BZH NY. Il est spécialisé dans les langues celtiques en voie de disparition et souhaite promouvoir le breton aux États-Unis.

Il organise des cours de langue bretonne à New York principalement pour la communauté bretonne. Nous l’avons rencontré lors de l’assemblée générale de BZH NY.

L’association recherche des locuteurs en langue bretonne et des élèves… Si cela vous intéresse contactez ELA: kaufman@elalliance.org

3 W 18th st. 6th floor

New York, NY 10011

646-225-6613

NEW YORK TIMES FEB 22, 1967

Document de BZH-NY. Pendant la période faste de la restauration française à New-York, le célèbre journal réalisa un article fabuleux sur l’émigration des Bretons et leur faculté d’être les meilleurs serveurs de restaurant. Le journaliste américain fera de nombreuses références à Gourin: origine de la plupart d’entre eux…

THEY had been on their feet all day, waiting on table or working in kitchens. They were on their feet all night, dancing, at the 17th annual Brittany Ball, held last Saturday at Manhattan Center. And a lot of them were dancing again on Sunday, above La Grillade restaurant.

Almost all French restaurants were represented at the ball, because almost all French restaurants have waiters or bus boys or cooks who hail from Brittany. And many of them come from one small town and its farming environs, the town of Gourin.

When they first came here in the early part to this century, the Bretons worked, played and stayed so tightly together in New York that few of them learned to speak English. Nevertheless, they were promptly dubbed The Americans when they returned home.
Today, most of them seem to pick up English quite fast, perhaps because not all of them still live together in the Forties around Ninth Avenue.
Many have moved to Astoria, Queens, and a few live on the East Side.

The Bretons, who are a Celtic people (they were driven out of England by the Anglo-Saxons about 14 centuries ago), have no great culinary tradition.
“But they have a natural feel for cooking,” said Mrs. Robert Low, wife of the councilman, who has had a succession of Breton housekeepers.
Mrs. Low, who said that a Breton never left without finding a replacement, has visited Bretons who have returned to France.

They seem to have the capacity of being equally happy in either environment, she said.
But not all have been happy back in that bleak northwest corner of France.
And the Brittany Association estimates that only about halt even try to return.

According to the newspaper France-Amerique, there are about 12,000 Bretons in New York City (more than one-third to the French population here). Three-quarters of the French waiters here are Bretons, the newspaper estimates.

Children Stayed in France

The original pattern seemed to be for the husband to go to work in a restaurant and the wife to go into domestic service.
The children stayed in France until the parents either sent for them or returned home with enough money to start a small business.
Today, most Bretons who come over are single and, even when they marry and have a family, they can afford to keep the children here and live on what the husband makes. Consequently the children grow up in this country and, even though they may go to French schools, they prefer to speak English, the language of television.
“People take more interest in a country through their children than they would otherwise, » said Jean Bodenes, owner of Le Cheval Blanc (145 East 45th Street).

Mr. Bodenes, who has no children and has been here for 37 years, would like to retire to Brittany.
Mr. Bodenes traces the start of the Breton restaurant monopoly to the closing of the Michelin Tire Corporation’s factory in Milltown, N. J. during the Depression.
A lot of Bretons had been employed there and most of them came to New York where, because they had no particular skills and little English, they went to work as dishwashers or bus boys at French restaurants.

One of the leading figures in the Breton community is the ample one of Mrs. Anna Daniel, who came here in 1914 and might he considered typical of early immigrants. She went to work for a lawyer on Park Avenue (she is still in service there), married a chef who worked in a private club until his death, and had two daughters whom she sent back to France to be raised by her sister before bringing them back here.NAlthough Mrs. Daniel owns a house back in Gourin, she does not plan to live there. “This is my home,” she said, placing her hands over heart.

Mrs. Daniel used to bring a lot of girls over to work for friends of her employers. “How many times have I gone to Ellis Island to get them,” she reminisced. I would vouch for them and then get them fixed up properly so they could work in homes. Now all that has stopped. »

Mrs. Daniel was referring to the new immigration laws, implemented last year, under which it is necessary to have a special skill or a very close relative in order to get into this country. As a result, few Bretons are now able to come here.
Restaurant owners are already worried about the situation. “In a few years it will be very difficult,” said Edouard Duthu, one of the owners of Le Marmiton ( 216 East 49th Street). Mr. Duthu is not from Brittany, but most of his employees are. “And a French restaurant without French help is not much appreciated. » he added.
Like most people from other regions of France, Mr. Duthu looks upon the Bretons with exasperation and admiration.
“They are individuals, stubborn, » he said. “But if you treat them right they work! very hard. And believe me it is no picnic to carry dishes all day.

The Bretons work hard because they are used to hard work and because most of them hope some day to open a restaurant of their own.
Gilbert Le Dour, a waiter at La Croisette (1063 First Avenue, at 58th Street), is no exception.

On Saturday, at the ball, Mr. Le Dour was wearing sideburns and native costume and doing folk dances.
On Sunday he was wearing sideburns and casual clothes and doing spine-dislocating acrobatics at La Grillade, where dancing to an Italian four-piece band costs $2 on weekend evenings.
Mr. Le Dour, who has been here four years, says he likes it better here when he is here and there when he is there.
“I’m mixed up,” he admitted, and added that in three months he plans to take a vacation in Gourin and marry a local girl.

Grateful for Opportunities

“In France I wouldn’t be able to open a restaurant like this, even if I worked my whole life, » said Albert Deniel, who opened La Grillade ( 845 Eighth Avenue, at 51st Street) in August.
Mr. Deniel came here in 1957 and started work as a bus boy at La Potiniere (60 West 55th Street).
A year later he married Lisette, who was the checkroom girl at the restaurant.
They have two children who attend l’Ecole Francaise, but prefer to speak English.

« We try to keep together in New York by having four or five gatherings a year.” said Roger Gourin, president of the 300-member Brittany Association.

“All these nationalistic things are beginning to die out, » said Deputy Commissioner of Public Events J. J. O’Brien who represented the Mayor at the ball. “But I think the Bretons are probably holding together better than any of the others.”

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